lundi 11 janvier 2010

Dans ma bulle....



Une douce chaleur m’a envahie, le bien être est omniprésent, il n’y a pas de passé, pas d’avenir, je vis chaque moment, sans penser à rien d’autre que l’instant présent.

Je me suis coupée du monde pour m’en inventer un autre, le mien a la douceur du chocolat qui fond sur la langue, la senteur du jasmin qui dévoile ses plus beaux arômes quand le soleil se couche, la sérénité du ruisseau qui chante le long d’un chemin, la force d’une cascade qui se jette bruyamment dans un lac où se reflètent des montagnes enneigées.

Les nuits sont tièdes et étoilées, le ciel est toujours dégagé, il n’y a pas l’ombre d’un nuage. Le désert est rempli de fleurs, les forêts regorgent d’arbres et aucune liane ne vient entraver mon chemin. Les enfants traversent les champs de blé en riant bruyamment, ils ont les mains collantes, leurs visages sont sales et leurs yeux pétillent de bonheur. Un cheval galope crinière dans le vent, il n’appartient à personne, libre et sauvage, il poursuit sa course effrénée et déploie lentement ses ailes pour aller saluer le ciel.

Je me suis réfugié dans ma bulle et je n’ose plus en sortir car ce monde me fait peur. Je ne peux pas vivre dans le passé, il me faut songer à l’avenir et j’aimerais arrêter le temps pour rester dans l’instant présent.

Ma tour ressemble à Babel, il n’y a plus de langue universelle et seul l’espoir me retient de ne pas m’en jeter. J’ai voulu toucher le ciel et comme Icare, je me suis brûlée les ailes. Mon navire est devenu fantôme et erre dans les flots déchainés.

Une douce chaleur m’envahit, le soleil caresse ma peau et j’entends le bruit de l’eau. J’ouvre les yeux face à la mer et je regarde l’horizon, frontière entre mon passé, mon présent et mes lendemains….. Seul celui qui a scellé mon destin sait ….si je vais la traverser…..

jeudi 7 janvier 2010

"Petche"


Il venait me chercher à l’école avec son vélo qu’il avait repeint en bleu. Parfois quand je ne souhaitais pas marcher, il me hissait sur la selle et guidait l’engin en marchant à côté. A cette époque il était encore alerte et les ulcères de ses jambes ne le faisaient pas trop souffrir. Il avait pris sa retraite assez tôt car à l’âge ou d’autres enfants entrent au collège, lui il suivait son père sur un bateau et partait pour les campagnes de pêche en Islande. J’avais souvent entendu dire que la première fois qu’il avait quitté le port, il pleurait après sa maman, avec le temps il avait fini par s’habituer, ils étaient marins pêcheur de père en fils et son père se faisait un devoir de lui apprendre le métier. Une fois son activité maritime, terminée il avait travaillé à l’usine afin de compléter ses trimestres manquants pour la retraite et après ce dur labeur, il prenait enfin un peu de temps pour lui.

Il s’occupait activement de son jardin qu’il entretenait et chérissait comme un chef et il y passait beaucoup de temps car le jardin était grand. Beaucoup de légumes, des aromates, des fruits, des arbres et des fleurs, l’endroit était complet et j’aimais beaucoup m’y promener et retourner la terre avec lui quand je n’avais pas école. J’adorais ramasser les pommes de terre, déplanter les carottes, agiter les groseilles, manger les fraises et cueillir de jolis bouquets pour les tables de fête. En été, le tourniquet était mon objet favori et je ne me lassais pas de me faire arroser lorsqu’il faisait très chaud. J’aimais aussi aller puiser de l’eau dans la citerne qu’il avait installée pour récupérer les eaux de pluie. Cette eau servait aux lessives et à l’arrosage du jardin. J’avais un petit arrosoir en plastique et j’étais fière de l’utiliser. Je pense que c’est lui qui a du me transmettre cet amour pour la terre et la nature.

Le Mardi c’était jour de lessive, bien sûr il y participait, il n’y avait pas de lave linge et tout se faisait dans de grandes cuves, des lessiveuses comme il disait. Il aidait pour les draps en coton épais et les serviettes de toilette qu’il ébouillantait. Il charriait les bassines d’eau et faisait les allées et venues pour rincer le linge, il tournait la manivelle pour essorer et il emmenait le tout dehors. Parfois il aidait à étendre le linge sur les fils de fer quand les pièces étaient trop lourdes et trop volumineuses. Ce travail harassant commençait souvent vers 7 heures le matin et ne se terminait que vers midi. En été c’était une occupation agréable mais en hiver c’était plus dur. Les lessives se faisaient à la cave car les grandes cuves étaient stockées là et il y avait une pièce spéciale pour sécher le linge lorsqu’il pleuvait.

Le Mardi il était très fatigué, le travail physique qu’il effectuait et la station debout prolongée faisaient souffrir ses jambes mais il ne disait jamais rien. Il se reposait un peu en début d’après midi et vers 16 heures il retournait au jardin pour ramasser les légumes qui serviraient à préparer la soupe du soir. Faut dire que « Metche » ne l’épargnait pas, elle avait toujours quelque chose à lui faire faire et parfois je me demandais où il trouvait la force pour continuer.

Souvent en fin d’après midi, une fois mes devoirs terminés, on jouait aux cartes ou à des jeux de société. Il avait une patience sans limite et acceptait tout ce que je lui demandais. Je voulais dessiner, on dessinait, je voulais lire, on lisait….. Lorsque je décidais de partir jouer chez une copine, c’est encore lui qui venait me chercher, il était inquiet quand il voyait la nuit tomber, alors il enfourchait sa bicyclette bleue et arpentait le quartier pour me retrouver. J’étais une vraie chipie car je n’étais jamais chez la personne où j’avais prétendu aller, il faisait alors la tournée des copines et finissait toujours par me retrouver et me réprimander parce qu’il était inquiet.

Je me souviens de son habillement particulier, il avait toujours un pantalon et une veste bleu marine en toile épaisse style jean’s qui ressemblait presque à de la bure. Je ne me rappelle pas l’avoir vu habillé autrement qu’avec ce style de vêtements, il en avait de plusieurs couleurs mais toujours dans les tons foncés. Il sortait le costume, la chemise blanche et les boutons de manchette en or pour les grandes occasions. Il ne quittait jamais sa casquette de marin sur laquelle était brodée une belle ancre marine.

Je l’ai vu vieillir et se fatiguer de plus en plus. Monter et descendre les escaliers étaient pour lui un véritable enfer et je me fâchais quand ma grand-mère lui demandait de descendre au sous sol pour récupérer l’énorme « fait tout » de soupe qu’elle avait fait cuire. Il mettait un temps fou à remonter le précieux breuvage et metche trouvait que ça n’allait pas assez vite alors elle le houspillait. Il ne répondait jamais…je répondais qu’elle n’avait qu’à attendre que l’un de ses fils rentre, mais « Metche » quand elle voulait quelque chose, c’était tout de suite.

J’aimais quand il ma parlait de la guerre, je lui disais « encore pépé » et pépé recommençait de plus belle pour me faire plaisir. Je crois que par moments Metche était jalouse de notre complicité. Il était fier lorsqu’il était appelé dans les collèges pour raconter sa vie de pêcheur d’Islande et quand il a été contacté par un écrivain belge pour témoigner, il a tout de suite accepté.

Je ne suis jamais restée loin d’eux, ils étaient un peu comme mes parents puisqu’ils m’avaient élevée les cinq premières années de ma vie. Quand je revenais du lycée, ma mère m’attendait et on partait les voir, on mangeait un bol de soupe, la fameuse soupe de « Metche » qui abreuvait les voisins et amis du quartier.

Un matin il n’a pas réussi à se lever, le médecin est venu, le diagnostic était simple, « Petche » était usé, l’hospitaliser n’aurait servi à rien, le cœur ne suivait plus, le corps non plus, puis il voulait rester chez lui, dans sa maison. Nous l’avons bichonné pendant 8 jours, ma mère faisant partie du corps médical savait, moi je n’étais pas préparée. Je suis rentrée du lycée, j’étais en colère, ma mère était partie manger la soupe sans moi, la maison était sombre et vide, j’ai eu un étrange sentiment qui s’est tout de suite confirmé. Ma mère est revenue pour me chercher, elle m’a simplement dit que « Petche » s’était endormi, paisiblement. Elle avait fait ramener de l’oxygène mais ça n’avait pas suffit. C’était son heure, c’est lui qui avait décidé. Vers le milieu de l’après-midi, entouré des siens, il avait entamé son grand voyage, tout simplement, comme il avait toujours été dans la vie. Pas une plainte, pas un rictus de souffrance, l’instant d’avant il parlait et tout à coup c’était fini.

Il s’appelait Charles-Henri, c’était mon grand-père maternel, mon « Petche » à moi… il aurait presque 110 ans maintenant.

dimanche 3 janvier 2010

Man in white


J’aime les arrivées des aéroports, ce va et vient de gens des quatre coins de la planète qui déambulent dans tous les sens, valises à la main…. Il y a ceux qui viennent du froid et se trimballent manteaux et cache-nez et les autres qui arrivent de régions chaudes, bronzés à souhait et qui ont encore du soleil plein les yeux.

On entend parler toutes les langues et on assiste aux joyeuses retrouvailles qui donnent souvent lieu à des effusions et cris de joie…. Des parents qui accueillent leurs enfants, un cousin éloigné que l’on a pas vu depuis des années, un couple émerveillé qui découvre pour la première fois la terre d’Israël, une petite fille qui fait connaissance avec son grand-père….. Ces instants d’émotion me ravissent et je pourrai m’asseoir et passer des heures à regarder vivre toute cette population qui ne fait que passer….

Mercredi soir, 20 h 30, j’attendais Rébecca qui rentrait de France, il n’y avait pas beaucoup de monde aux arrivées et c’est comme ça que j’ai pu le remarquer. Ensuite j’ai pensé que de toutes façons même s’il y avait eu foule, on ne pouvait pas le louper !!

Il est arrivé accompagné d’un ami qui avait en main l’appareil photo prêt à immortaliser le moment tant attendu et qui serait certainement pour lui un moment exceptionnel. Ce qui a capté mon attention et celle des autres personnes c’était sa tenue, il était entièrement vêtu de blanc et donnait l’impression de sortir tout droit d’un mariage où alors d’être prêt pour y aller. Il s’est dirigé vers la boutique de fleurs et en est ressorti avec un énorme bouquet tout bariolé.

Il s’est ensuite glissé dans la foule et s’est mis bien à l’avant afin que la personne qui allait arriver ne puisse pas le manquer. Il intriguait tout le monde avec son gros bouquet et les suppositions allaient bon train.

Il était bien conscient qu’il attirait l’attention mais ça ne semblait pas le gêner, il brandissait son bouquet telle une épée, comme si il allait offrir un trophée de la plus haute importance. Son regard allait du tableau d’affichage des horaires à son téléphone portable qu’il sortait nerveusement de sa poche toutes les trois minutes, comme si il avait peur de manquer un appel.

Il était petit et trapu, le cheveu noir très épais et coiffé en brosse. Son costume ma taillé lui serrait un peu et laissait apparaître les traces d’un « marcel » sous sa chemise trop ajustée. J’ai pensé que le « marcel gâchait tout » et qu’on était bien loin des clichés de mannequins, j’en ai fait la remarque à Jules et on a rigolé, c’est pas sympa de rigoler des gens je le sais, mais je ne pouvais pas m’en empêcher… Le pantalon avait été mal repassé et avait du rester longtemps sur un ceintre dont on apercevait encore la marque. Ses chaussures n’étaient pas d’une qualité extrême, noires et pointues, elles contrastaient avec la pâleur du costume.

A la vue de cet homme au type tzigane, j’en ai déduit que c’était un juif d’un pays de l’Est et dans la foulée ça m’a été confirmé, une femme s’est avancée vers lui, et je les entendais parler une langue qui ressemblait un peu à du Russe. J’ai donc regardé le tableau des arrivées et il y avait un vol en provenance de Lettonie…. Du coup, je me suis lancée dans des investigations toutes aussi loufoques les unes que les autres, des films comme j’aime me faire, des histoires que j’aime imaginer et qui n’amusent que moi car quand j’ai fait part de mes idées au Jules, ça n’avait pas franchement l’air de l’intéresser.

Finalement le temps est passé bien vite et j’attendais de voir la personne que cet homme en blanc venait attendre. Bien sûr, vu le bouquet de fleur, il était probable à 99 % que ça soit une femme qui recevrait le présent. Etait-ce sa fiancée qu’il venait chercher ? …. OUI !!! j’ai décidé que ça serait ça. J’imaginais qu’il l’avait rencontrée peut-être sur Internet et qu’elle venait pour la première fois en Israël, j’imaginais alors avec quelle timidité il allait l’accueillir. Il serait un peu gauche, un peu embarrassé parce que c’était la première fois. Elle rougirait, l’embrasserait furtivement sur la joue et à ce moment là son acolyte dégainerait l’appareil photo. Il pousserait son chariot à bagages et tous les deux poseraient encore pour quelques photos avant de rejoindre la sortie….

Je crois que je n’étais pas la seule à attendre de voir arriver la promise. Je me demandais à quoi elle pourrait bien ressembler. J’entendais les commentaires des gens et c’était assez amusant car toutes les suppositions étaient permises et aucune ne se ressemblait.

Dès qu’une femme seule apparaissait, je me disais est ce que c’est elle ? Non, celle là trop jolie, celle là trop âgée, celle là trop blonde, celle là trop distinguée…. Voyez un peu le genre de clichés qu’on peut se faire…… J’étais persuadée que quand elle arriverait je la reconnaitrais !!

Mes yeux étaient rivés sur la porte vitrée à ouverture automatique et je tressaillais dès qu’elle s’ouvrait. Pour le coup, j’étais à l’unisson avec l’homme en blanc et j’imaginais à quel point il devait être stressé. Il regardait de plus en plus son téléphone qu’il gardait maintenant à la main, son autre main étant prise par le lourd bouquet qui semblait le fatiguer.

A 21 heures, c’est Rébecca qui a fait son arrivée, du coup j’en ai oublié l’homme en blanc et sa promise. Les embrassades et les questions habituelles du style « tu as fait bon voyage », « tu es contente de rentrer » et nous étions déjà dans la voiture direction la maison…..

Le mystère restera entier….. Je ne saurais jamais à quoi ressemblait la promise….

vendredi 1 janvier 2010

Le couloir du temps




Je guettais les douze coups de minuit et j’attendais avec impatience ce moment qui allait me faire basculer de l’autre côté et refermer à tout jamais la porte d’une année mouvementée dont je ne souhaitais plus parler.

Quand le premier coup a retenti j’ai couru vers la porte et je me suis jetée sur la poignée… elle semblait lourde à ouvrir mais je tirais de toutes mes forces pour y parvenir. Elle a d’abord grincé et ne voulait pas bouger mais je m’y accrochais et sous ma volonté elle a fini par céder.

J’ai arpenté le couloir qui menait à 2010, il était noir et sombre, je me suis mise à courir, surtout ne pas se retourner, je fixais la lueur au loin et il fallait à tout prix que je l’atteigne avant le douzième coup de minuit.

J’entendais les démons ricaner derrière moi et leurs rires résonnaient contre les murs, essayant à chaque instant de ralentir chacun de mes pas, de me déséquilibrer…. mais rien ne pouvait plus m’arrêter.

La lueur devint plus forte et augmenta mes forces et mon courage. Les douze coups n’avaient pas encore retentis que j’étais déjà au bout du couloir. La lumière m’aveuglait presque mais c’était grisant.

J’ai posé un premier pied, puis le second et elle était là devant moi, brillant de mille feux. Sa beauté me coupait le souffle, elle était si belle et si rayonnante qu’elle semblait illuminer la terre entière.

J’osais à peine lui parler, j’avais peur de briser le charme, j’avais peur que ça ne soit qu’un rêve, qu’un mirage comme ceux que l’on aperçoit parfois dans le désert… mais elle était bien réelle….

- Tu es là ? lui dis-je ?
- Pourquoi une telle question me répondit-elle un peu vexée… je ne suis jamais partie….
- Excuses moi mais il me semble bien que depuis quelques mois tu n’étais plus présente à mes côtés…. Ou alors si discrète que je ne pouvais te voir….
- Ysa…. parfois les hommes ont des choses à accomplir seuls et ne doivent compter que sur eux-mêmes, c’est la dure loi de la vie, mais c’est ce qui fait avancer…
- Merci, j’avais remarqué, mais quand même tu aurais pu m’aider…
- Je n’ai jamais été loin et je t’ai guidée sans même que tu t’en aperçoives..
- Heureusement que tu me le dis parce que je ne me suis rendue compte de rien….
- Allons Ysa, est ce vraiment le moment de polémiquer, il reste trois coups avant de basculer de l’autre côté… tu ne veux pas que nous fassions le reste du chemin ensemble ?

Alors elle m’enveloppa de sa douce chaleur et illumina mon cœur. Elle m’aida à refermer la lourde porte et c’est à ce moment la que le douzième coup de minuit retentit.

Je te souhaite une excellente année pour 2010 me cria mon étoile, je ne suis jamais loin de toi ne l’oublie pas…..

- Mais où vas-tu ?
- Je cours rejoindre mes semblables, nous devons illuminer la terre entière afin que de grandes choses s’accomplissent pour cette nouvelle année… pour cela il faut que nous soyons solidaires et soudées…
- Alors dépêches toi et reviens vite…..



Bonne année 2010 à vous mes blogami(es)….

Je vous souhaite d’avoir une bonne étoile qui veille sur vous, du bonheur et surtout une excellente santé car sans elle il est difficile d’avancer….

vendredi 18 décembre 2009

dimanche 13 décembre 2009

Alors... c'est quand qu'on y va ?



« Pour le sel à copier cent fois, avec signature de Jules : je ne confond pas Guérande et l'Ile de Ré qui sera bientôt une Ile flottante avec le réchauffement climatique ce sera même des Iles flottantes, une par village.... » Voilà ce qu’elle m’a dit !!!

Quand même elle exagère non, est ce que moi je lui demande la différence entre le houmous et la trinah, est ce que je la somme de me filer la recette des banatages ou encore de la tchatchouka !!!

C’est quand même une sacrée nana !! Ca fait un an que je la connais. Je ne sais plus qui de nous deux a découvert l’autre, peut-être qu’elle s’en souvient…. En tout cas son blog m’a tout de suite accrochée. J’ai aimé son écriture et sa facilité d’adaptation à tout, tu lui files un mot, elle t’en fait une phrase, tu lui file une phrase elle te fait un texte, tu lui files un texte, elle t’en fait un roman…. Et peu importe le sujet, elle a toujours quelque chose à dire et mille idées à l’heure….

Je me demande si je ne suis pas arrivée aux premiers articles de son blog, ou peu de temps après, j’ai beau fouiller dans ses archives je n’y trouve rien, remarquez y a un balagan là dedans, je ne voudrais pas y habiter !!!

J’ai été surprise la première fois par le manque de commentaires, elle faisait des fois plusieurs articles à la suite et le compteur affichait toujours zéro, ça ma énervée, je me suis demandée pourquoi personne ne laissait des comm alors que ce qu’elle écrivait était très pertinent, parfois amusant, parfois grave….. Je crois qu’elle s’en foutait pas mal d’avoir des commentaires ou pas, elle continuait son bonhomme de chemin sans se soucier d’être lue ou pas…..

On s’est rapprochées avec l’opération « plomb durci » en janvier. Je suis allée commenter chez une conne que je ne pensais pas conne, elle avait mis un article sur la guerre à Gaza qui m’horrifiait alors je suis allée répondre, je me suis fait traiter de tous les noms par cette nana qui finalement traitait tous ceux qui n’étaient pas d’accord avec elle. Monette est montée au créneau pour me défendre, elle en a pris pour son grade et un matin Jules me dit « regarde il y a Ckankonvaou qui a laissé un chouette commentaire » (ah oui parce qu’il faut que je vous dise, Jules fait la tournée des popotes, il passe sur vos blogs, qu’on se le dise !!!)

Effectivement CKKV, était passée par là et n’avait pas été tendre avec la conne en question. J’ai trouvé ça franchement cool, je me suis dit « cette meuf elle en a » !!! elle me plaisait déjà mais du coup, elle m’a plu encore plus !!!

Et c’est devenue une blogamie comme les fidèles qui viennent ici et pour moi c’est devenue Fanfan (je l’appelle comme ça mais peut-être finalement qu’elle n’aime pas !!!).

Fanfan quand elle fait des articles ça décoiffe, elle a des avis sur tout et arrive toujours à nous faire passer ses idées. Elle peut traiter un sujet grave en le tournant en dérision sans jamais être « borderline ». Je trouve qu’elle écrit drôlement bien et même que des fois je suis jalouse !!!

Fanfan est capable de vous écrire un article sur son aspirateur, ou encore sur sa fuite d’eau. J’aime bien quand elle nous montre sa garde robe, vous verriez un peu ses fringues, ça fait classe. Forcément moi à côté avec mes tongues, j’ai un peu honte, mais je me dis que si un jour je rencontre Fanfan et bien je sortirai mon tailleur moi aussi !!! Remarquez pour son boulot faut qu’elle soit classe la Fanfan, moi y a pas besoin, je peux sortir de mon lit et bosser, jamais personne ne me verra !!!

Elle n’est pas snob Fanfan, elle ne se la pète pas et pourtant elle pourrait, c’est ça que j’aime chez elle finalement, c’est ce côté simple qu’elle a su garder, elle s’adapte, quand il faut être sérieux, elle sait, quand il faut se lâcher elle sait aussi. Elle a de plus en plus de monde maintenant sur son blog et ça me fait plaisir, même si des fois j’ai envie de lui dire « n’oublies pas que j’étais là au début » !!! elle fait tout un tas de concours et je ne sais pas comment elle fait, elle est partout à la fois, elle est capable de blogguer, d’aller sur Face de book et de préparer des rognons en même temps, championne la Fanfan !!!

Depuis peu Fanfan est l’heureuse grand-mère d’un petit Emile. Il ne connaît pas la chance qu’il a d’avoir une telle mamie, mais il s’en apercevra bientôt. Fanfan forme de grands projets pour lui, Président de la république, rien que ça …. Quand elle prend la plume pour parler à la place d’Emile c’est vraiment « Kro » mignon !!! moi du coup pour l’embêter je l’appelle Mémé, mais bien sur, Grand-mère c’est plus joli et ça lui va à ravir.


Voilà si vous ne connaissez pas encore Fanfan alias CKANKONVAOU et bien faut y aller…. Enfin, n’y allez pas tous non plus hein, parce que sinon ça fera trop de monde et après elle va m’oublier…..

mardi 8 décembre 2009

En vrac



Hier j’ai pas vu le jour, à 19 heures j’ai dit STOP et j’ai l’impression de ne rien avoir fait Y en a partout sur les burlingues…. Dans mon coin perso entre mon mug de thé, ma big tasse de tisane et mon verre de café glacé… y a même plus moyen de poser un stylo et quand le chat décide de sauter dans le tas, ça décoiffe, y a tout qui tombe.

Du côté du bureau boulot ce n’est guère mieux, et quand je vois le bureau du Jules nickel chrome et le mien, fouillis monstrueux je me dis que ça fait un sacré contraste. D’ailleurs tout ce bordel m’a drôlement énervée ce matin. J’ai un peu disjoncté et du coup je suis allée me calmer dans la cuisine, j’ai épluché des courgettes en petites lamelles que j’ai fait revenir à la poële avec de l’huile d’olive et du citron, un peu d’ail, de ciboulette, du sel de guérande légèrement pimenté (offert par CKKV), j’ai mangé ça ce midi c’était rudement bon, même le Jules en a mangé, lui qui déteste les courgettes c’est pour dire !!!!

Oui je sais, quel rapport entre les courgettes et le bureau mal rangé…. Cherchez pas, y en a pas… disons que c’est pour faire avancer le chmilblick….Je suis encore une fois en vrac, alors quand je suis en vrac tout est en vrac et mon post sera donc en vrac !!!

Je ne supporte pas le bordel, j’ai toujours été méthodique dans mon boulot, tout à sa place, de beaux dossiers bien faits, tout propres, on retrouve tout instantanément ….. Celui qui m’a succédé en Mairie était d’ailleurs épaté par mon organisation, le pauvre, s’il voyait mon bureau aujourd’hui, il se jetterait du haut d’un minaret (il est musulman mon successeur), remarquez c’est bien, ils ont fait dans la diversité, une juive mais pas née juive, qui fait tout comme une juive, mais est-elle vraiment juive ? et après un musulman….. lui c’est un vrai sauf qu’il aime bien picoler, qu’il fait pas toujours le ramadan et qu’il drague pas mal, surtout les jeunettes…. le prochain sera suppo de satan, enfin s’il y a un prochain parce que pépère semble bien accroché au poste, il a trouvé la planque idéale. Il a free il a tout compris, il fait bosser la secrétaire et lui il parade et le pire, c’est que son brassage d’air et bien ça marche, il est bien vu …. Enfin, bien vu par les pontes, ceux de là haut, parce que le personnel, le vrai, celui qui bosse et que je dirigeais d’une main de fer dans un gant de velours me regrette (j’ai pas tout perdu mais ça ne me sert plus à grand-chose !!!). Il est rusé pépère, il a pris sa carte au Parti des Sinistrés donc ça marche mieux. Moi ma carte je l’avais rendue depuis belle lurette, je ne savais pas faire de courbettes et je ne savais surtout pas fermer ma gueule… ça fait beaucoup !!!

Faudrait que je vous raconte un de ses quatre mes combats à deux balles en tant que syndicaliste, toujours en train d’essayer de défendre des causes perdues d’avance….faudrait que je vous narre les risques pris pendant les campagnes électorales quand le FN nous poursuivait en bagnole et nous menaçait…. Faudrait que je vous raconte….. Rooo j’en ai fait des trucs dans ma vie quand même….. je me demande si ça vous intéresserait tout ça…

Aujourd’hui, à part me faire attaquer par un pot de crème aux minéraux de la Mer Morte, j’vois pas bien ce qui pourrait m’arriver d’intéressant…. J’en viens donc à l’objet principal de ce post…. ce blog a-t-il encore lieu d’être…..

Je trouve que depuis quelques temps je n’ai rien d’intéressant à vous raconter, si ce n’est des souvenirs parce que ma vie d’avant c’était Byzance finalement…. En ce moment c’est d’un banal….. j’ai même pas la force de me lamenter, puis le mur est à 70 bornes, faut y aller !!! Les semaines se suivent et se ressemblent… je suis scotchée derrière mon burlingue en bordel, entre mes tasses, mes sachets de sel, mes tubes de crème et je me prends la tête pour des connards de merde qui n’ont pas compris la différence entre un pigeon !!!! Oué, je sais je vous l’ai déjà dit, voyez je radote, je me répète, je caquète…..

Y a des fois j’ai envie d’ouvrir tous les sachets de sel et de tout vider dans la maison, de prendre les pots de crème et de les coller sur la figure des clients, d’être vulgaire avec les salons de beauté qui nous prennent pour des cons. Alors quand je suis énervée je vais me calmer sur face de bouc…. L’onglet est ouvert en permanence sur mon ordi perso, je fais coucou à Liliplume, à Bérangère à Monette ou à fanfan et ça fait du bien…..Je suis même copine avec des chats et des chiens sur Face de bouc c’est pour dire, du coup j’y ai inscrit mon chat…. Il montre en direct ses conneries….. n’importe nawak je vous le dis….. du paradis artificiel pour oublier que je suis collée derrière ce putain d’ordinateur…. Et que j’attends quoi….. même pas le messie, c’est pas encore l’heure…..

Bon j’y retourne….. j’ai une offre à terminer….. qui sait, sur un malentendu peut-être que ça peut marcher….. moi je le sais que ça marche, mais c’est les autres qu’il faut convaincre et je crois que je suis pas bien formatée pour ça…...

« Allez, en’rvoar » !!!! (dixit CKKVA)

jeudi 3 décembre 2009

Hammam


Dans son dernier article, Bérangère nous vantait les délices d’un hammam qu’elle a fait durant son week-end parisien ce qui du coup a ravivé un souvenir plutôt rocambolesque d’un hammam à Marrakech.


Nous sommes en août 2001, nous avons loué une villa dans le quartier du Guéliz, avec deux couples d’amis. L’endroit est somptueux, un immense portail en fer forgé s’ouvre sur un grand terrain planté de palmiers et d’arbres variés avec en face la piscine et le coin repas. A gauche la bâtisse orientale abrite du côté droit des chambres pour les locataires. Le reste de la maison sert d’appartement privé au propriétaire des lieux que nous ne verrons pas car il vit une partie de l’année en France. De l’autre côté du terrain, une bâtisse plus petite accueille deux chambres et une salle de bain. Nos deux couples d’amis sont dirigés vers les chambres de la bâtisse centrale, nous prenons quartier dans la petite maison qui est très sympathique mais qui va s’avérer aussi très chaude car elle ne possède pas de climatiseur.

Dans la cuisine Fatima s’active avec ses aides. Elle a trois jeunes femmes à son service et elle les mène d’une main de maître. Elles sont chargées de faire les courses, de nous préparer nos repas et d’effectuer l’entretien de nos chambres. C’est un peu comme à l’hôtel sauf que là c’est plus cool et qu’il n’y a pas vraiment d’horaires à respecter.

Le séjour se déroule parfaitement et on essaie le plus possible de ne pas vivre comme des touristes mais plutôt de se mélanger à la population. Fatima nous donne des adresses de restaurants et d’endroits typiques à visiter. Au bout d’une semaine, nous sommes tentées par le hammam, nous avons vu des publicités et les hôtels proposent tout un tas de possibilités aussi alléchantes les unes que les autres.

On se voit déjà dans les somptueux hammams, sirotant un thé à la menthe, massées par des créatures de rêve, bichonnées par de douces mains…. Un peu comme dans les films des mille et une nuits…. On veut le top du top, certains hôtels proposent des forfaits très intéressants, hammam, massage, collation, piscine….. on s’y voit déjà et on ne parle plus que de ça….

Fatima qui n’a pas loupé une miette de la conversation vient comme tous les soirs s’asseoir avec nous et prendre le dessert. Le hammam elle y va une fois par semaine et elle a ses habitudes dans un petit hammam pas loin de la villa. On veut du typique, on veut du vrai, alors pourquoi aller s’enfermer dans un hôtel avec les touristes alors qu’on peut faire local….et puis surtout pourquoi aller payer un truc hyper cher alors qu’on peut avoir aussi bien pour moins cher !!!!

C’est vrai finalement, Fatima a raison et elle sait se montrer persuasive. On va connaître un vrai hammam marocain et pas un hammam d’hôtel, et avec les économies qu’on va faire on pourra se faire plaisir dans le souk. On finit par se rallier à sa cause et on décide d’y aller le lendemain après midi, les hommes garderont les enfants.

Je ne sais pas pourquoi mais j’ai senti le coup foireux dès le départ et mes craintes ne se sont pas apaisées quand on est arrivées dans le quartier ou était situé le hammam. On se dirigea vers une vielle bâtisse en pierre qui aurait bien eu besoin d’un bon ravalement. Je me souviendrais toujours du rideau de la porte d’entrée avec des lamelles en plastique multicolores qui pendouillaient dans tous les sens et de la mégère qui gardait la caisse.

J’ai eu un moment de recul et je regardais les copines qui ne pipaient mot. On était partagées entre la crainte, l’envie de détaler comme des garennes et aussi une folle envie de rire qui était certainement due à la nervosité ambiante.

Il faut dire que l’endroit était vraiment glauque, on se serait cru à la cour des miracles. Un long couloir partageait le bâtiment en deux, d’un côté les hommes et de l’autre les femmes.
La tenancière avait du se laver les cheveux dans un bain d’huile et sa blouse n’était pas de la première fraicheur, elle avait dans ses cheveux une vieille barrette qui tenait par l’opération du Saint Esprit. Ses bras ressemblaient à ceux d’un poupon bien grassouillet et ses fesses débordaient de la chaise.

Elle nous donna une clef pour notre casier et une serviette qui n’était plus de la première fraicheur et qui n’avait pas du être lavée avec la lessive qui lave plus blanc. On se dirigea vers le vestiaire qui était en fait un vestiaire commun. Fatima nous laissa là et nous indiqua qu’elle partait faire quelques courses. On se retrouva donc entre nous et les langues se délièrent aussi sec. Ce n’était pas vraiment ce qu’on avait imaginé, on se disait qu’on aurait peut-être pas du entrer mais qu’on ne voulait pas vexer Fatima. En tout cas l’endroit n’était pas reluisant et nous n’étions pas vraiment tranquilles car on avait aperçu deux ou trois loustics à la mine patibulaire qui nous reluquaient avec insistance lors de notre passage dans le couloir qui menait au vestiaire.

J’osais à peine m’asseoir sur le banc en bois et je m’étais enroulée dans la serviette, ayant pris soin auparavant de l’examiner dans tous les sens. Elle était rêche et ça m’irritait la peau déjà sensibilisée par le soleil. J’avais mis mes vêtements et mon sac dans le casier et je m’empressais d’attacher la clé autour de mon poignet. L’ambiance se détendait peu à peu et on se risquait même à rire de la situation. On avait ordre d’attendre que l’on vienne nous chercher, nous avions le luxe d’avoir chacune une personne à notre service, c’est Fatima qui l’avait exigé et ils avaient même fait venir une personne qui était en congés….

Je ne sais pas pourquoi mais je m’accrochais à ma serviette comme une huitre à son rocher…. J’étais hyper stressée et j’avais beaucoup de mal à me détendre, le manque d’hygiène de l’endroit me gênait énormément et s’il n’y avait pas eu les copines, j’aurais pris mes jambes à mon cou !!!

Elles sont arrivées comme un seul homme, elles ont fait irruption dans le vestiaire et il fallait le voir pour le croire. Trois bonnes femmes avec chacune un gant de crin. L’une d’elle qui semblait être la chef, portait en supplément un grand seau de savon noir !!! Elles nous ont fait rentrer dans une première chambre ou il faisait chaud mais pas suffocant et nous ont fait asseoir à même le sol, elles ont déposé gants et seau et sont ressorties.

On a commencé à se détendre, la vapeur et la chaleur humide aidant et on s’est même pris le luxe de rire de la situation. Nous étions entre nous et il n’y avait personne d’autre, comme si le hammam n’avait été réservé que pour nous. On avait bien une idée de la suite des évènements, chacune d’entre nous serait savonnée par une des bonnes femmes, elles nous faisaient plutôt peur qu’autre chose et étaient très loin des belles créatures aperçues sur les dépliants des hammams des hôtels.

Forcément et comme d’habitude, j’ai hérité de la plus vilaine. J’osais à peine la regarder, elle devait approcher la soixantaine. Elle avait revêtu une simple tunique et j’apercevais sa lourde poitrine qui pendait. Elle me faisait peur cette poitrine et c’était plus fort que moi mais je ne pouvais cesser de la regarder. Elle avait attaché ses cheveux qui commençaient à grisonner et il lui manquait deux dents dans la bouche ce qui lui donnait un air de sorcière et je l’ai tout de suite comparée à la sorcière de Blanche Neige. Quand elle s’avança vers moi avec son gant de crin, j’avais l’impression qu’elle me tendait la fameuse pomme qui me ferait dormir à tout jamais.

Elle parlait très mal le français et avalait ses mots, alors je me contentais parfois de faire un signe de la tête quand je ne comprenais pas….les copines n’étaient pas mieux loties mais elles semblaient beaucoup plus décontractées que moi. La sorcière m’attrapa tout à coup et m’arracha la serviette qui me recouvrait, elle la jeta négligemment sur le côté et se mit à me savonner avec frénésie si bien que j’en avais le souffle coupé. J’entendais les copines glousser car pour elle ça n’avait pas encore commencé et elles avaient tout loisir de m’observer. Elle m’enduisait de savon noir et pas un recoin n’y échappait. J’avais du mal à tenir assise et je me souviens même d’avoir glissé ce qui nous a bien fait rire. L’autre m’a rattrapée par la jambe et m’a remise en selle !!! Entre temps les copines étaient prises en main elles aussi et petit à petit la décontraction fut de mise et la partie tourna à la franche rigolade.

Les trois bonnes femmes ne comprenaient pas pourquoi on gloussait comme des poules, elles échangeaient en arabe ce qui fait que l’on ne comprenait pas mais je crois qu’on s’en foutait. Ma sorcière tentait de m’expliquer les bienfaits du savon noir et quand elle empoigna le gant de crin forcément ça marcha moins bien !!! elle me frottait tellement énergiquement que j’ai cru qu’elle allait m’arracher la peau et du coup j’étais un peu réticente.

Elle voulait me prouver par A + B les bienfaits de sa façon de procéder je n’étais pas convaincue pour autant. J’avais toujours appris qu’un gant de crin s’utilisait en petits massages circulaires, par effleurement et elle elle arrivait avec ses gros sabots et me plantait carrément le gant dans la peau. Elle me vanta ensuite son ancienneté dans le métier et la satisfaction des clients, je n’étais toujours pas convaincue pour autant et j’attendais avec impatience que le supplice se termine. Quand elle arriva avec le gant sur ma poitrine je l’arrêtais tout de suite, il n’était pas question qu’elle s’y aventure, c’est une zone sensible et je n’avais pas envie de me retrouver sans peau !!! Bien sur elle ne comprenait pas et se dit que je faisais du chichi, elle faisait ça tous les jours mais je n’en démordais pas et lui fit nettement comprendre que c’était mon problème et pas le sien. Elle continua sa tâche tout en maugréant et termina le tout par un seau d’eau tiède qu’elle me versa par-dessus la tête. On avait voulu du typique on l’avait. Une des copines avait chopé un fou rire en me voyant ainsi et ne pouvait plus s’arrêter.

On passa ensuite dans deux autres chambres différentes mais sans les sorcières cette fois et la fin de la séance tourna au fou rire général. On ne pouvait plus s’arrêter. On se dit qu’on garderait un souvenir inoubliable de ce passage au hammam et c’est effectivement le cas. Quand Fatima vient nous récupérer on lui raconta que tout s’était bien passé, et on ne s’attarda pas sur le sujet. On avait imaginé un moment de volupté, de sérénité, une détente dans un bel hammam rutilant de propreté, un repos sur une chaise longue en sirotant un thé, les mains expertes et douces d’une jolie masseuse…. Des huiles aux odeurs orientales épicées……


Adieu veau, vache, cochon, couvée, on a pas eu de chateau en espagne mais à la place une bonne rigolade.....

Finalement la semaine suivante, quand Fatima nous proposa d'y retourner, je ne sais pas pourquoi tout à coup, on fut toutes prises d'une grosse fatigue.....et c'est toute seule qu'elle alla dans son hammam préféré !!!